I. LECTURE ANALYTIQUE DU TEXTE
1. OBSERVATION DU PARATEXTE : auteur, œuvre, date de publication : cela peut vous donner des informations sur le contexte, vous permettre de rattacher le texte à un mouvement littéraire, à une œuvre.
2. LECTURE DU TEXTE : Lisez le texte et notez vos impressions. Cherchez les liens avec le corpus, avec la question sur le corpus, avec l’objet d’étude. Cela peut vous aider pour le plan, la problématique, les thèmes, les procédés.
3. OBSERVATION PREALABLE DU TEXTE :Terres littéraires p.506, étape 1
- déterminez le genre du texte (lettre, fable, extrait de roman, tirade, essai, poème, etc) et le type de texte (récit ou discours ; texte, narratif, descriptif, argumentatif, explicatif, didactique, injonctif, expressif)
- déterminez le thème du texte, ses centres d’intérêt, les objectifs des personnages et / ou de l’auteur
- le texte présente-t-il des particularités ? Italiques, tirets, majuscules, disposition, etc
- déterminez le plan du texte : Disposition en paragraphes : nombre, longueur. - Progression chronologique, logique, spatiale, thématique - gradation - effets d’écho
4. ETUDE DETAILLEE DU TEXTE : Terres littéraires p.506 et 508, étape 2
Faites 2 colonnes : Relevés / Interprétation - Travaillez de gauche à droite : des relevés à l’interprétation.
Voici les éléments à observer et interpréter dans un texte :
Enonciation :
- Qui est le narrateur ou le(s) locuteur(s) ?
- Le narrateur ou l’énonciateur est-il présent ds le texte ? Comment ? Y a-t-il un destinataire présent ds le texte ?
- Récit / discours (direct / indirect / indirect libre )
- Modalisateurs ( certitude, doute...) - Lexique évaluatif (laudatif, mélioratif, dépréciatif, péjoratif )
- Valeur des temps, des modes et des voix.
Figures de style ou procédés rhétoriques :
- de substitution (métonymie, synecdoque, périphrase, antiphrase )
- d’opposition ( antithèse, oxymore, chiasme )
- d’insistance ( parallélisme, anaphore, gradation )
- d’amplification et d’atténuation ( hyperbole, litote, euphémisme )
- fondées sur l’analogie : images ( comparaison, métaphore, personnification, allégorie )
Registres : tragique, comique, satirique, polémique, épique, lyrique, etc
Phrase et rythme :
- Phrase : simple - complexe (coordination, subordination ) -nominale
- Longueur et rythme : période - effet de rythme (binaire, tertiaire, accumulation, dislocation )
- Nature des sujets ; rapport sujet / objet.
Sonorités en relation avec le sens de l’énoncé : assonances et allitérations.
5. DIRECTIONS D’ETUDE EN FONCTION DES TEXTES :
a) texte narratif : récit, roman, autobiographie, apologue, poème :
- action, progression ; point de vue narratif
- cadre spatio-temporel : indications de lieu, position ou déplacement des personnages ; indications de temps.
- personnages : termes les désignant, mode de présentation - situation sociale - relations - fonctions - valeurs
- apologue : fonction du récit, des personnages pour la morale, la signification du texte.
b) texte descriptif :
- focalisation ; organisation
- éléments du portrait ou de la description
- transformation ou transfiguration du réel
- fonction de la description
c) texte argumentatif :
- progression logique - articulations logiques
- thèse rejetée / défendue - arguments et exemples - valeurs
- l’auteur ou le locuteur cherche-t-il à démontrer, convaincre, persuader, réfuter ?
- délibération : thèses et arguments en confrontation - progression de la délibération
d) scène de théâtre :
- monologue ou dialogue - fonction de la scène - progression
- personnages en présence - relations - expression - évolution
- rapport au public
- rôle des didascalies
e) texte en vers :
- étude des strophes, des vers, des rythmes et des rimes
- rapport de la phrase et du vers : rejet, contre-rejet, enjambement.
- genre : poésie lyrique, épique, satirique, didactique, engagée, élégiaque
- mouvement littéraire - conception de la poésie
Au cours de l’analyse, il faut opérer des regroupements d’éléments stylistiques visant au même effet. Ces convergences vous permettront de constituer les axes d’étude de votre commentaire qui seront au nombre de 2 ou 3, en fonction de la problématique. Terres littéraires p.506 et 508, étape 3 – p.510
II. ECRITURE DU COMMENTAIRE
Terres littéraires p.514
Le commentaire se compose d’une introduction, d’un développement en 2 ou 3 parties (en fonction du plan) et d’une conclusion. Laissez 2 lignes entre l’introduction et le développement, entre le développement et la conclusion ; laissez 1 ligne entre chaque partie du développement.
Chaque partie du développement présente l’analyse d’un axe d’étude ; elle est divisée en paragraphes ; chacun d’eux étudie un argument ou un thème. Allez à la ligne (alinéa) à chaque paragraphe et mettez des liens logiques.
CONVENTIONS D’ECRITURE :
Les titre d’œuvres sont soulignés ; les titres de passages ou d’extraits sont entre guillemets : ex : « Crécuspule », extrait du recueil Alcools.
Tous les éléments empruntés au texte doivent être entre guillemets ; ne modifiez pas les citations du texte ; si vous supprimez des mots de la citation, mettez des points de suspension.
Insertion des citations :
• mot ou expression en apposition : l’apostrophe "prince" précise que le destinataire de la morale est le duc de Bourgogne.
• les termes cités sont intégrés dans la phrase par une préposition : l’identification des lieux est rendue possible par la présence de termes géographiques comme "quai », « canal".
• 2 points introduisent la citation : 3 métaphores assimilent le milieu urbain au milieu naturel : « forêts de pylônes", "plages de nic-kel », « plaines de tôle ondulée".
Evitez : de citer des phrases entières, d’énumérer des champs lexicaux, de résumer le texte, de faire de la paraphrase (dire autrement ce qui est écrit dans le texte)
Exemples :
- présenter un champ lexical : Le champ lexical de la servitude imposée aux pauvres est bien représenté dans le texte par des expressions comme « asservissement » ou « esclaves soumis », et par la métonymie des « fers » qui les enchaînent. A cette soumission s’associe la douleur d’être méprisé : « nous qu’on ne voit qu’avec dédain… qu’on humilie », « perpétuellement soumis et humiliés ».
- éviter une longue citation : Ne vous contentez pas de citer le début et la fin de la phrase ; choisissez ce qui fait sens. Voici une longue phrase extraite d’un texte : "Tout cela n’est bon qu’à oublier quand on sort de l’école ou qu’à faire mourir de faim si l’on a la bêtise d’y croire". Voici comment la réduire : « tout cela n’est bon […] qu’à faire mourir de faim ».
Verbes à utiliser dans l’écriture du commentaire :
- pour présenter, introduire un procédé : être présent - identifier - utiliser - employer
- pour introduire une analyse : Indiquer - révéler - montrer - relever de - traduire - donner l’impression de - associer - qualifier - caractériser - faire allusion à - mettre en place - ajouter - exprimer - préciser - compléter - évoquer - illustrer - informer - évoquer
- pour préciser un effet recherché : créer - produire un effet - mettre en évidence - mettre en valeur - mettre en relief - faire ressortir
- pour exprimer l’insistance : intensifier - insister - - renforcer - accentuer - souligner - mettre l’accent sur - souligner - accentuer - répéter
- pour exprimer l’opposition : contraster - trancher - s’opposer - détonner
- pour exprimer la nuance : modérer - atténuer - - nuancer - adoucir - rectifier - corriger
INTRODUCTION :
- 1. introduisez le texte à étudier : soit par l’œuvre, soit par l’auteur, soit par le thème.
- 2. présentez le texte : genre, type, thème, versification
- 3. annoncez les axes d’étude dans un ordre cohérent correspondant à une problématique.
CONCLUSION :
- 1. faites la synthèse de l’analyse en mettant en évidence son aboutissement
- 2. dégagez l’intérêt du texte en élargissant à l’objet d’étude
- 3. facultatif : comparez avec une autre œuvre, une autre forme artistique
Tableau récapitulatif dans Terres littéraires p.521
