I.ANALYSE DU SUJET
- Lisez bien le sujet. Tenez compte de la citation, s’il y en a une, et faites attention à la question ou à l’injonction.
- Soulignez les mots importants et encadrez les connecteurs logiques, s’il y en a.
- Définissez les mots importants. Identifiez les relations logiques (opposition, comparaison, concession, etc)
- Cherchez et formulez ce qui est implicite (relation logique, problème, objection, etc)
- A partir de cette analyse reformulez le sujet et dégagez la problématique (la question à laquelle vous devez répondre dans le devoir).
Les principales problématiques par objet d’étude :
Le roman et ses personnages : vision de l’homme et du monde :
Le rapport entre le réel et la fiction - le roman miroir de la société
Héros et antihéros
Fonction des personnages dans un roman
La fiction comme incitation à la réflexion
Le théâtre : texte et représentation :
Du texte à la représentation théâtrale : le rôle du metteur en scène, des acteurs
La mise en scène : illustration, interprétation, relecture du texte ?
Le théâtre est-il un reflet fidèle du monde qui nous entoure ou un lieu d’artifice et d’illusion ?
Le théâtre lu ou joué ?
La fonction du théâtre : que vient chercher le public au théâtre : divertissement, émotions, réflexion ?
Le conflit est-il l’essence du théâtre ?
La poésie :
Les contraintes formelles sont-elles un obstacle à une expression poétique personnelle et originale ?
La poésie n’est-elle que lyrique ?
Fonction et utilité de la poésie : La poésie peut-elle exprimer un engagement personnel, peut-elle amener le lecteur à s’engager ? Ou n’a-t-elle qu’une fonction esthétique et lyrique ?
Quelle représentation du réel : idéalisation, transformation ou restitution ?
La laideur peut-elle être une source d’inspiration pour un poète au même titre que la beauté ?
Qu’est-ce qui fait la spécificité de l’écriture poétique ?
Convaincre, persuader et délibérer : l’essai, la fable ou le conte philosophique :
La fonction de l’apologue : divertir et instruire
Comment convaincre et persuader ?
II.LA DEMARCHE ARGUMENTATIVE
Cas 1 : Si la question est « ouverte » (Pensez-vous que … - Dans quelle mesure …), on vous oriente vers 2 démarches possibles :
• Démarche concessive : Il s’agit d’analyser une thèse avant d’en proposer une autre (antithèse) : Certes on peut penser que …. Mais ….
• Démarche dialectique : Le débat thèse / antithèse est dépassé par une synthèse (3° partie)
Exemple de plan dialectique répondant au sujet suivant : Le théâtre est-il un reflet fidèle de la vie et du monde qui nous entourent ?
I. Le théâtre met en scène le monde et la vie qui nous entourent
II. Pourtant le théâtre est le monde de l’artifice et de l’illusion
III. En fait le théâtre n’est pas le reflet fidèle du monde et de la vie, mais il en révèle la vérité par l’artifice, la fiction et l’illusion.
Cas 2 : Si la question est « fermée » (Pourquoi … - Comment …), on vous oriente vers 2 démarches possibles :
• Démarche thématique : Etude d’une thèse proposée par le sujet, en analysant progressivement les thèmes qui la composent
• Démarche analytique : Etude d’un phénomène (analyse des causes, des manifestations, des conséquences)
III. LE TRAVAIL DE RECHERCHE ET D’ANALYSE AU BROUILLON
1/ Recherchez les informations se rapportant au sujet. La problématique se rattache à un ou plusieurs objets d’étude abordés dans l’année ; il faut donc mobiliser les connaissances acquises et les sélectionner dans les textes du corpus, -dans les textes et œuvres étudiés en cours, dans vos lectures personnelles.
Ne vous contentez pas de titres d’œuvres, mais cherchez des faits, des personnages, des procédés qui vont illustrer un argument.
2/ Elaborez un plan en tirant vos arguments des exemples que vous venez d’analyser :
- Organisez votre développement en 2 ou 3 parties en fonction des idées directrices que vous avez dégagées de la problématique. Essayez d’équilibrer vos parties et de les organiser de façon cohérente.
- L’idée directrice de chaque partie est développée par 2 à 4 arguments, chacun justifié par des exemples. Chaque argument constitue ensuite un paragraphe argumentatif. Organisez vos arguments de façon cohérente et progressive.
3/ Rédigez l’introduction :Celle-ci se fait en trois étapes :
- Amenez le sujet en liaison avec l’objet d’étude ; il faut s’orienter déjà vers le problème que l’on va traiter.
- Citez et analysez le sujet ; s’il y a une citation, faites apparaître le nom de l’auteur et éventuellement le titre de l’œuvre dont elle est tirée, citez intégralement ou partiellement, ou résumez la citation ; par exemple, si la question est : « dans quelle mesure partagez-vous cette opinion ? », utilisez une formule du type : « cette opinion soulève pourtant un certain nombre d’objections »
Précisez la problématique : définissez clairement le problème posé, enfin de préparer le lecteur à la discussion qui va suivre, mais ne répondez pas au problème en le posant : la réponse doit arriver en conclusion - annoncez les idées directrices : évitez les formulations lourdes et les contradictions ; préférez le raisonnement concessif : « s’il est vrai que……on remarquera cependant que ... »
4/ Rédigez la conclusion :Celle-ci se fait en deux étapes :
- a) Synthèse :répondez clairement aux questions posées en introduction, en reprenant les idées essentielles (enrichies de la réflexion) et en prenant parti
- b) Eventuellement, élargissez le sujet en ouvrant une perspective plus large
IV. REDACTION DU DEVOIR
Laissez 2 lignes entre l’introduction et le développement, entre ce dernier et la conclusion. Laissez une ligne entre chaque partie.
Annoncez la 1° idée directrice au début de la 1° partie. Faites une transition entre chaque partie pour conclure la partie précédente et annoncer la suivante.
Dans chaque partie, faites un alinéa par paragraphe argumentatif ; formulez clairement l’argument au début de chaque paragraphe. Structurez votre analyse avec des connecteurs logiques.
Exemple de paragraphe argumentatif :
L’apologue peut séduire un lecteur plus attiré par un récit amusant que par un essai ou un long discours. Fables et contes laissent en effet plus de place à la narration qu’à l’argumentation directe et entraînent le lecteur dans l’imaginaire ; les récits riches en péripéties font vivre des aventures extraordinaires et découvrir des mondes très différents, voire merveilleux. La fantaisie cependant n’est pas gratuite mais se met au service de la satire. Au XVII° siècle, les contes de Perrault passent par l’intermédiaire d’ogres et de fées pour bouleverser les rapports sociaux, comme dans « Le Chat botté », où l’on voit que l’activité et le mérite personnel valent mieux qu’un héritage. Voltaire, au siècle suivant, entraîne le lecteur de Candide dans de nombreuses aventures (naufrage, duels, pirates, sauvages...) qui le mènent d’Europe en Amérique et en Turquie, mais ces aventures sont avant tout une illustration des injustices que subissent ses contemporains ; l’actualité s’immisce dans l’intrigue pour dénoncer les malheurs et les injustices de l’époque : désastre de Lisbonne, barbarie de la guerre ou de l’esclavage, intolérance du tribunal de l’Inquisition. La malfaisance du monde, démenti de la philosophie optimiste, apparaît d’autant plus nettement et le lecteur se sent plus concerné par ces malheurs qui le touchent de près. Ces genres littéraires touchent ainsi un large public, que des formes plus sérieuses pourraient rebuter.
